Embolisation des varicocèles et des varices utéro-ovariennes

C’est une dilatation anormale du plexus « pampiniforme » qui peut intéresser le retour veineux de du testicule, et être responsable d’anomalies du spermogramme et de stérilité. Présents dans 8 à 23% de la population, une varicocèle peut être identifiée chez 40% des cas d’infertilité.

Elles sont responsables de douleurs chroniques associées chez une femme multipare à une dyspareunie, des lourdeurs périnéales, une gêne mictionnelle, majorées en position debout. Peuvent y être associées engorgement des veines vulvaires et varices des membres inférieurs.

L’écho-doppler, non invasif, permet de visualiser un reflux, et son type en cas de varicocèle.

Il peut être complété par une IRM pelvienne dans les varices utéro-ovariennes.

La phlébographie spermatique rétrograde ou ovarienne bilatérale constitue le premier temps de l’embolisation. Une opacification par injection de produit de contraste iodé est réalisée.

L’intervention dure environ une heure. Elle est réalisée sous anesthésie locale, une sonde fine est introduite au pli de l’aine, par la veine fémorale, ou par une veine du bras, jusqu’à la veine spermatique ou ovarienne. Une fois en place, cette sonde permet d’injecter un produit sclérosant, et des petits ressorts ou coils.

La procédure est faite en ambulatoire : entrée le matin, lever rapide, sortie quelques heures après le traitement. Des anti-inflammatoires peuvent être prescrits.

Aucune différence en termes de qualité de spermogramme, de résultats cliniques ou échodoppler, pour les varicocèles.

Le traitement chirurgical des varices utéro-ovariennes est plus lourd que l’embolisation.

L’hospitalisation est plus courte (ambulatoire) et le coût moindre pour l’embolisation.