Embolisation des fibromes utérins

C’est une tumeur bénigne (non cancéreuse) qui se développe au niveau de l’utérus. Ces fibromes sont très fréquents, il existe une prédisposition familiale ou ethnique. Ils guérissent généralement à la ménopause mais peuvent réapparaître en cas de traitement hormonal substitutif. Ces fibromes sont responsables de symptômes qu’il est nécessaire de traiter.

Le traitement du fibrome dépend de sa taille, de sa localisation et de la sévérité des symptômes qui l’accompagnent.

  • Un traitement médical : c’est généralement le traitement initial, pilule contraceptive, autre traitement hormonal ou anti-inflammatoire non stéroïdien. Ces traitements comportent des risques s’ils sont utilisés à long terme.
  • La myomectomie : le fibrome est enlevé sous anesthésie générale par voies naturelles, par coelioscopie ou par voie chirurgicale classique, en laissant l’utérus en place.
    Cette intervention nécessite plusieurs jours d’hospitalisation, mais préserve les possibilités d’une grossesse ultérieure.
  • L’hystérectomie : réalisée sous anesthésie générale, consiste à enlever l’utérus. Elle nécessite plusieurs jours d’hospitalisation et une convalescence de 4 à 6 semaines. C’est la technique la plus fréquemment utilisée

Enfin les fibromes peuvent être traités par Embolisation pelvienne

L’intervention dure une heure (parfois un peu plus).

A votre arrivée, l’infirmière vous posera une perfusion. Vous la garderez pendant 48 heures, soit le temps de votre hospitalisation.

Cette perfusion est destinée à vous administrer des produits relaxants et anti-douleurs avant, pendant et après l’intervention.

L’intervention est réalisée sous anesthésie locale, une sonde fine est introduite au niveau du poignet gauche (artère radiale), puis guidée le long des artères jusqu’à l’artère utérine. Une fois en place, cette sonde permet d’injecter des petites particules qui vont boucher les artérioles qui irriguent le fibrome, pour y arrêter la circulation sanguine, entraînant ainsi : sa nécrose et une diminution importante de son volume, voire sa disparition en quelques semaines ou quelques mois.

L’introduction de la sonde par le poignet permet un levé précoce et d’éviter la survenue d’un hématome.

Un protocole prévu par l’anesthésiste est mis en place pour le contrôle de la douleur : il est nécessaire dès que celle-ci apparaît de le signaler.

A l’issue de cette intervention, vous séjournerez en salle de réveil pendant quelques heures, pour la surveillance et le contrôle de la douleur (mise en place d’une PCA ).

L’embolisation pelvienne est réalisée sans anesthésie générale, sans ouverture de l’abdomen.

Elle nécessite une hospitalisation de trois nuits : la veille de l’intervention et 48 heures après celle-ci. Plus une convalescence brève de 1 à 3 semaines.

C’est une technique efficace : elle permet de guérir les symptômes des fibromes dans 90% des cas, en faisant diminuer le volume de plus de 70%.

La récidive est exceptionnelle.

Il faut considérer que cette intervention n’autorise pas de grossesse ultérieure.

Vous aurez un entretien avec les différents médecins qui vous suivent afin de discuter des différentes alternatives thérapeutiques.

Une consultation pré-anesthésique spécifique, obligatoire, doit avoir été pratiquée dans les semaines précédent l’intervention. Elle permet à la fois de dépister une éventuelle allergie, de prescrire un traitement préventif, mais aussi de contrôler votre bilan sanguin, afin de prévenir d’autres risques ou contre-indications.

Un bilan sanguin est nécessaire que vous devez faire réaliser avant votre hospitalisation, une ordonnance vous est prescrite à cet effet.

Sachez qu’il est souhaitable :

  • d’avoir arrêté votre traitement hormonal au moins 2 mois avant l’intervention
  • d’avoir fait enlever votre stérilet

Le radiologue vous donnera directement les résultats dans la salle à l’issue de l’intervention, puis un compte-rendu détaillé sera communiqué à votre médecin.